L'entre monde
Ce projet de macrophotographie relève aussi bien d'un challenge technique que d'un exercice narratif. En travaillant à des échelles aussi réduites, la gestion du cadrage, de la lumière et de la profondeur de champ permet de susciter un sentiment d'étrangeté et de mystère quant à la nature des objets photographiés. J'utilise notamment le phénomène de paréidolie, qui est la propension de notre cerveau à reconnaître des formes familières (visages, objets) dans des formes abstraites. Le résultat est un excellent exemple de la puissance narrative de la photographie : une simple image fixe peut à la fois susciter un pur plaisir plastique, nourrir une interrogation, et stimuler l'imaginaire au point de plonger un instant le spectateur dans un autre monde.